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association et vie culturelle des quartiers PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Nicole Bandelier   
Mercredi, 03 Août 2011 22:03

Lundi dernier, 1er Août 2011, la Maison de Quartier de l'Île de Thau a fermé ses portes, les clefs ont été rendues à la municipalité. Après avoir envoyé deux employés municipaux le matin comme une démarche anodine, deux élus (Mr de Rinaldo et Mr Bastide) et une employée sont venus l'après midi ; une trentaine de personnes étaient présentes dont quelques familles du quartier, un élu de l'opposition, un représentant de Force citoyenne et deux représentants de notre équipe locale MoDem. Il nous semblait important de marquer par notre présence, le soutien à la maison de quartier, aux salariés et au conseil d'administration.

Cette réquisition des locaux sans avoir proposé une autre solution de logement, est inadmissible.

Le quartier de l'Île de Thau est, et a toujours été, un enjeu électoral ; le nombre d'habitants, la concentration de la population, de nombreuses familles modestes et en difficultés sociales, au chômage en font un quartier "sensible" , sensible aussi à la revendication quand il y a perte de considération ! Sensible aux promesses des uns et des autres, pour certains mêmes sensibles au chantage de certains élus (si tu vote pour moi, tu auras un travail à la mairie, un logements, etc...) !

Ce n'est pas un hasard si la décision de reprendre les locaux de la Maison de Quartier est apparue peu après les élections cantonales, échec cuisant pour la municiplité. Aujourd'hui encore, une fois de plus, la population es prise en otage parmi les querelles politiciennes et l'animation de ce quartier en fait les frais. Cette situation s'est déjà produite par le passé ; de gauche comme de droite, le centre social et la maison de quartier ont subi des changements au gré des élections et des jeux de pouvoir. Intolérable !

 

La culture, comme la santé, l'éducation, est un domaine de bien public et d'intérêt général ; de même la vie sociale.

 

Comment un élu responsable peut-il s'opposer à l'animation, aux actions éducatives, au développement social et culturel d'un quartier de sa commune ? Voir les habitants se responsabiliser, réfléchir, apprendre la vie civique et le vivre ensemble devrait être encouragé, facilité. Un maire, quel que soit son parti politique, pourrait se réjouir du développement social d'un quartier, à moins qu'il ne trouve ça dangereux ! C'est peut-être le cas ? ....

Pendant un temps, il y a déjà longtemps, j'étais participante à une association d'éducation populaire qui s'appelait "Culture et Liberté". J'ai gardé ces termes en mémoire : la culture donne l'accès à la liberté, liberté de penser et d'agir par soi-même et avec d'autres, et le manque de liberté gêne l'accès à la culture ; les deux sont liées entre elles et indispensables. Les élus le savent, selon leur option politique et politicienne, ils vont prendre ou refuser le risque d'avoir des habitants devenir citoyens pensant et agissant pour leur commune.

Cette garantie de liberté, et donc de société démocratique locale, est assurée par l'existence des associations ; c'est pourquoi, nous, équipe locale du mouvement Démocrate, nous sommes opposés à la municipalisation de tous les services, notamment culturels.

Comme il est dit dans "le Projet humaniste", appelé petit livre orange (vous touverez le lien à la page d'accueil) :

"Pour nous, démocrates, le bénévolat est essentiel. Il est la preuve que tout n’est pas marchand car l’essence même du bénévolat, c’est la gratuité de l’engagement."

Nous pouvons vérifier aussi, que souvent, les associations sont des lieux créatifs et dynamiques, très proches de la population des quartiers, donc très adaptés aux besoins et aux désirs des habitants d'autant plus que les décisions sont prises avec eux ; il n'y a pas le décalage entre ceux qui décident et ceux qui agissent, ce sont les mêmes.

Refuser à l'association de la Maison de Quartier, les moyens de continuer son action, c'est, non seulement refuser à des jeunes d'avoir soutien scolaire et activités de loisirs, aux femmes d'apprendre des choses entre elles, de favoriser la convivialité, la connaissance mutuelle dans le quartier, c'est aussi un acte anti-démocratique, refuser à des habitants de s'organiser entre eux, de créer un espace de liberté d'expression et d'action dans l'intérêt de tous.

C'est également la manifestation d'un choix anti-politique. Imbus de pouvoir, se contentant d'attitudes politiciennes donnant des bons points ou des sanctions dans un seul but électoraliste, ces élus là (quel que soit leur bord politique) ne sont pas dignes de leurs fonctions.

La culture et l'éducation sont des pivots du développement de chaque citoyen et de toute une société qui doivent être protégés de tout système marchand (économique ou politique).

Mise à jour le Jeudi, 04 Août 2011 11:20
 

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