Thursday 31st of May 2012

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Basta, Monsieur le Maire ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Nicole Bandelier   
Dimanche, 27 Mars 2011 20:08

Des politiques qui jouent à cache-cache avec la loi, au chat et à la souris avec les procédures légales, sont-ils dignes du mandat politique que certains électeurs leur ont confié et qui les rend responsables cependant devant l'ensemble des administrés citoyens ?

 

Une fois de plus, le maire de Sète est débouté par l'arrêt du tribunal mais sa réaction laisse penser qu'il s'en fout éperdument ! Rien n'indique de la honte, du repentir, pas la moindre excuse ; au contraire serait-il fier d'avoir pu, malgré ça, faire ce qu'il a en tête quelle que soit la loi ?

 

Le différent : l'aménagement du triangle de Villeroy

Bientôt l'aménagement (en cours) des Salins et le PPRI (Plan de Prévention des Risques d'Inondations)

 

Pour des raisons de protection de l'environnement et des incidences sur la faune et la flore mais aussi sur les risques d'inondations aggravés par le comblement, sans compensation, des zones humides de cet espace, plusieurs associations avaient intenté des recours en justice contre ce projet d'aménagement de Villeroy.

 

Les élus de l'opposition avec l'association "Tous pour Sète" avaient également réagi et avaient intenté un procès contre le non respect des procédures légales d'appel d'offre et dénonçaient ainsi l'illégalité de la convention liant la ville à Languedoc-Terrains.

En décembre 2007 le tribunal administratif de Montpellier confirme le non respect de la procédure légale ; la municipalité, mécontente, fait appel mais continue tranquillement l'aménagement au lieu d'attendre le résultat de l'appel : le quartier de Villeroy voit le jour et les constructions continuent. Bien que la décision d'appel ne soit pas légalement suspensive, la prudence et la bonne foi auraient dû permettre d'attendre la nouvelle décision, ce qui se fait dans les autres régions, d'autant plus que la Cour des comptes avait averti que "les évolutions législatives et jurisprudentielles font peser un risque juridique sur l'opération" (évolution de la législation au niveau européen).

Le 21 mars 2011, la Cour administrative d'Appel de Marseille confirme la décision du tribunal administratif et ajoute l'illégalité de la convention d'aménagement.

Enfin, la Loi est rappelée à Monsieur le Maire !

 

Croyez-vous que cela l'inquiète ? Nullement

On peut lire dans l'article de Midi Libre du 25 mars les réactions de Mr Commeinhes qui affirme que l'arrêt du Tribunal "n'aura aucune incidence pour la ville et sur les habitants du quartier", la décision administrative "nous dit qu'on ne doit pas aménager ce quartier, très bien, le quartier est terminé, qu'est-ce qu'on fait ? On détruit tout et on recommence ?…" On peut même percevoir de l'ironie dans de tels propos.

Comme d'habitude, Monsieur le Maire met l'administration et les citoyens devant le fait accompli, entre temps il agit comme bon lui semble sans aucun respect de la responsabilité municipale engagée devant tous. C'est sa façon de faire de la politique, mais quelles incidences ?

 

 

À noter que ce non appel à concurrence européenne a permis à la municipalité de vendre le foncier à l'aménageur bien au-dessous du prix médian et bien moins que ce qu'elle avait acheté ; par contre, cette faveur n'a pas empêché Languedoc-Terrains de revendre aux particuliers à prix fort. Conclusion : la ville perd de l'argent alors que l'aménageur encaisse doublement !

(N'oublions pas non plus, les frais d'avocat pour tous les procès intentés contre les associations et pris sans doute sur le budget municipal, dans le seul but de les anéantir et d'avoir les mains libres sans aucune critique).

 

Inquiétant, cela se poursuit pour l'aménagement du quartier des Salins dont les travaux de terrassement ont déjà commencé. Monsieur le Maire s'empresse de faire les travaux et de démarrer l'aménagement avant que le PPRI ne soit voté pour que ce Plan de Prévention des Risques d'Inondations ne soit pas un frein pour son objectif : bétonné à tout va, n'importe où, n'importe comment. Les risques se seront ses successeurs qui auront à réparer les dégâts et aux citoyens d'en subir les conséquences. Entre temps il aura développé son image, sa grosse tête ! …. et peut-être … ? ? …

Nous connaissons les pressions faites auprès du préfet pour réduire l'impact des aléas sur cette zone et l'effacer de la carte des risques, mais les différentes études préalables démontrent de réels dangers. Et qu'en est-il du remblaiement des zones humides qui servaient de tampon et d'équilibrage ? Elles n'ont pas été remplacées ailleurs …..

Qu'importe ! Il aura fait ce que bon lui semble !

Et quand les habitants pleureront ou seront dans l'obligation de surélever leurs habitations et de payer  deux fois plus cher leur assurance maison ?

Les particuliers n'ont pas le droit de construire sur du remblai et la collectivité oui ?

 

Après moi le déluge ! Cette phrase irait bien à Monsieur le Maire et à ses adjoints

 

Pourtant, il s'agit de "la mise en péril des biens et de la mise en danger d'autrui"

 

Non, monsieur Commeinhes, vous n'avez pas tous les droits

Vous n'avez pas à vous moquer ainsi de la Loi ni des procédures légales

Ne pas tenir compte de vos responsabilités signifie le mépris envers vos concitoyens, le non respect de l'intérêt commun et de la démocratie

Une manière de concevoir la politique irresponsable et dangereuse

 

Les Sétois que nous sommes vous disent :

Basta Monsieur Commeinhes !

 

Ils l'ont confirmé aujourd'hui même lors de ces élections cantonales ; malgré les promesses faites de relogement et autre pour marchander les voix, les sétois ont choisi François Liberti

F. Liberti         57,89 % des voix

E. Anfosso      42,10 %

blancs et nuls   7,49 %

votants          57,38 %

 

Mise à jour le Mardi, 29 Mars 2011 21:08
 

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