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| Gasland à Balaruc les Bains mercredi 15 juin 2011 |
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| Écrit par Christiane Dubau |
| Mardi, 14 Juin 2011 14:13 |
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Le Collectif du Bassin de Thau "Non au gaz de schiste" propose la projection du film Gasland demain mercredi 15 juin à 20h30 au pavillon Sévigné à Balaruc les Bains.
Alors que la majorité souhaite ne pas fermer définitivement la porte à cet hydrocarbure non-conventionnel.
Communiqué de presse du collectif IDF STOP Pétrole et Gaz de schiste - du 10 juin 2011 : Gaz et Pétrole de schiste – Loi Biwer : une loi pourrie pour un ripoux En catimini, le 9 juin, les sénateurs ont adopté les amendements Biwer en modifiant la proposition de loi Jacob sur les gaz et pétroles de schiste, ouvrant une autoroute à l’exploitation si contestée par les français. « L’UMP, la droite et le centre viennent de déterrer la hache de guerre. C’est un déni de démocratie… Encore un. » Amer, ce militant – « citoyen », comme ils aiment se nommer – est membre d’un des très nombreux collectifs citoyens qui, depuis 6 mois maintenant, portent la contestation contre les projets d’exploration et d’exploitation des gaz et pétroles de schiste. « Le problème, ce n’était pas que l’utilisation de la fracturation hydraulique », – explique-t-il. « Si les permis de recherche ne sont pas abrogés, et ce n’est pas le cas avec la loi Biwer, alors qui contrôlera ce que font les industriels ? On n’est pas dupe, les industriels et leurs lieutenants de complaisance que sont les politiciens n’ont pas la confiance du peuple. Trop de scandales, trop de territoires ont déjà été sacrifiés sur l’autel du profit. ». Et d’ajouter : « Si l’UMP a diligenté un de ses mercenaires du centre, qui plus est un homme déjà condamné pour corruption, ce n’est pas un hasard. ». Cet homme-là, c’est Mr Biwer, sénateur de la Meuse, qui est effectivement poursuivi en justice pour corruption. Condamné en première instance, il a vu sa peine alourdie et son délit confirmé en deuxième instance. « Y-a-t’il eu tractation entre l’UMP et lui, histoire de casser le jugement en cassation, tout en employant les services d’un élu du Centre histoire de rappeler que c’est Borloo qui a signé les permis ? », – se questionne un autre militant. Certains sont très déçus, d’autres très en colère. « On ne laissera pas les camions passer et on préservera coûte que coûte notre eau. Parce ce que ce qui fait de la France un pays de terroir, c’est l’eau ! On est prêt à tout. On fera alliance avec les agriculteurs qui, en raison de la sécheresse, n’ont pas le droit d’utiliser l’eau, tandis que les industriels si ! ». Le divorce entre le gouvernement et tous ceux qui ont de la considération pour notre capital culturel, pour nos régions, pour notre nature et qui pensent à l’avenir des futures générations est consommé. Et ces derniers ne comptent pas dans leurs rangs uniquement des électeurs d’EELV. Être inquiet pour l’avenir de ses enfants, considérer que l’eau est plus importante que le gaz ou l’essence, cela touche presque tout le monde. « Électoralement, nous entrons en campagne contre l’UMP, c’est clair, et on commence tout de suite ! C’est un casus belli », confirment les antis gaz de schiste. Et les pragmatiques de conclure « On remercie l’UMP : avec le projet de loi Jacob, la contestation était retombée et cela brouillait les pistes. Grâce au Sénat, entre la farce de la semaine dernière où, faute de sénateurs de la majorité présents, la séance avait été ajournée, et le 9 juin, où l’on a vu l’UMP soutenir les lobbies des industriels, cela remet les pendules à l’heure. Mauvaise pioche pour le gouvernement, cette loi relance la contestation. » Claude Biwer, VRP de Total au Sénat Témoignage d’Elisabelle Bourgue, membre du collectif citoyen contre le gaz de schiste qui a rencontré Claude Biwer, sénateur Nouveau Centre de la Meuse, dans le salon des conférences du Sénat, le 1er juin 2011. C’est lui qui est à l'origine de trois amendements majeurs qui visent principalement à autoriser la fracturation. « Je l'interpelle et lui demande s'il serait d'accord pour s'entretenir avec notre petit groupe de citoyens, invités à assister à la Séance sur les hydrocarbures de schiste. Il accepte. « Je suis accompagnée d'Aymeric de Valon, membre du collectif citoyen du Lot, Julien Renault, membre du collectif citoyen Ile de France et Maurice Rabache, toxicologue, co-auteur avec André Picot du bilan toxicologie-chimie sur les hydrocarbures*. « Nous lui demandons d'être explicite sur cet amendement et cette prise de position en faveur de l'exploitation des gaz et huiles de schiste, à des "fins scientifiques".... « Un débat s'amorce alors : "Vous n'avez pas voulu des OGM, ils sont malgré tout présents dans vos assiettes", autrement dit, nous les subissons sans en tirer profit. "La Pologne exploitera les gaz de schiste, donc les pollutions si elles doivent être avérées... Nous les subirons, malgré nous". Autrement dit, quitte à subir la pollution incontournable, autant en tirer profit … « À la question : “avez-vous eu des contacts avec les compagnies pétrolières” Claude Biwer répond : "c’est normal de rencontrer tous les acteurs, je connais bien ce domaine, j'y ai eu des responsabilités, j'ai participé à l'entrée de Total en Russie." « À bon entendeur salut. Le lobby des pétroliers est ainsi relayé au Sénat par l’Union centriste et l’UMP. » Elisabelle Bourgue
*http://atctoxicologie.free.fr/archi/bibli/BILAN_TOXICOLOGIE %20_CHIMIE_GAZ_DE_SCHISTE.pdf
Commentaire de Sylvie Simon : Le sénateur, qui est agriculteur de son métier, ne s’explique pas « comment la contestation populaire a pu être aussi forte », et a proposé de « faire confiance aux scientifiques. C’est ainsi que nous avancerons, tranquillement mais sûrement. Laissons l’expérience se faire, soutenons la recherche au lieu de la déclarer mort-née ». Ces déclarations ont évidemment été appréciées par les directions de Total et GDF Suez, qui espèrent encore obtenir l’autorisation de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère sur le territoire français, et qui comptent aussi sur le soutien de François Fillon et d’Éric Besson des alliés de poids. On pourrait se questionner sur l’indépendance de Claude Biwer par rapport aux pétroliers, mais les questions disparaissent lorsqu’on apprend que ce sénateur Nouveau centre de la Meuse a été condamné, le 24 février 2011, à 5 ans d'inéligibilité, deux mois 'emprisonnement avec sursis et 10 000 euros d'amende pour prise illégale d'intérêts par la Cour d'appel de Nancy. En première instance, il avait déjà été condamné par le tribunal correctionnel de Verdun aux mêmes peines d’inéligibilité et d’amende et à six mois de prison avec sursis. Claude Biwer va se pourvoir en cassation, ce qui a un effet suspensif, a précisé son avocat Me Bernard Thibaut. Cet allié des pétroliers, sénateur depuis 2001, vice-président de la commission spéciale du Sénat sur le crédit à la consommation et président de l’Association des maires de la Meuse, a déjà été condamné à trois reprises au cours des années 2000 pour des irrégularités dans les attributions de marchés publics ainsi que pour faux et usage de faux. Il avait alors déclaré qu’il était « gênant politiquement » car « trop indépendant, trop droit, trop carré », ce qui expliquait selon lui ses déboires judiciaires. Il n’y a guère que lui pour croire en sa droiture et son indépendance.
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