Thématiques
| Eolien offsore |
|
|
|
| Écrit par Christiane Dubau |
| Jeudi, 10 Février 2011 18:14 |
|
Les projets d’éoliennes en mer divisent les français. Alors que certains agitent ‘’le chiffon rouge’’ avec pour seuls arguments, l’esthétique et le tourisme, d’autres mettent en avant l’économie, le développement industriel et des emplois à la clé non délocalisables. A l’heure où les scientifiques prévoient l’épuisement des réserves de pétrole, ne devrions-nous pas être plus pragmatique et nous poser certaines questions ? Rappelons que le Grenelle de l’environnement prévoyait une accélération du développement de l’énergie éolienne en mer fixant comme objectif la production de 6 000MW d’énergie marine d’ici 2020, soit environ 1 200 éoliennes produisant 3,5% de la consommation française d’électricité, pour un investissement du secteur privé d’environ 20 milliards d’euros.
Le 25 janvier 2011 à Saint-Nazaire, N Sarkozy lançait un premier appel d’offre, et dévoilait les modalités de 10 milliards d’euros pour un vaste projet d’éolien en mer, pour la construction de 600 turbines en mer à l’horizon 2015 pour une puissance installée de 3 000MW. Cet investissement dans le Nord de la France, portera sur 5 sites : Dieppe-Le-Tréport, Fécamp, Courseulles-Sur-Mer, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire. Les candidats retenus pour cette première tranche de l’appel d’offres seront sélectionnés en 2012. Une semaine avant cette annonce, N Kosciusko-Morizet, ministre de l’environnement, avait reçu un rapport sur les nouveaux métiers des énergies marines renouvelables, remis par la sénatrice UMP Gisèle Gautier, qui recommande la mise en place rapide d’un appel d’offres. Selon elle, l’éolien offshore pourrait créer 150 000 nouveaux emplois d’ici 2025 dans l’union européenne. En Vendée et en Languedoc-Roussillon il y a eu un rétropédalage du gouvernement sous la pression des élus de la majorité. Philippe De Villiers l’ancien président du conseil général de Vendée, a obtenu par écrit l’abandon des projets de Port-La-Nouvelle et de Noirmoutier. Ces tergiversations gouvernementales ce sont aussi manifestées dans le sud de la France, dues à la levée de bouclier des députés et maires UMP du littoral Héraultais en septembre 2010. Les élus UMP avaient adressé une motion au ministre de l’époque JL Borloo, faisant part de leurs inquiétudes, car selon Giles D’Ettore les grandes éoliennes de 160 mètres de haut, à quelques Km des côtes, auraient gâché le paysage, craignant pour l’activité touristique sur le littoral. La saison touristique n’étant que sur 3 mois environs sur nos côtes, la vue du littoral sur les éoliennes en pleine mer pourrait-elle vraiment avoir un impact négatif sur la saison touristique ? Rappelons que le gouvernement, dans le cadre du Grenelle 2, avait annoncé la création de plusieurs sites éoliens offshore en France dont, notamment dans le Golfe du Lion, sur une zone comprise entre Port-La-Nouvelle et Sète. Côté socialiste, Didier Corniou maire de Gruissan dans l’Aude, avait lui aussi rejeté ce projet avant de modérer ses propos ensuite. Une pétition de l’ancien Maire de Sète, Yves Marchand, était lancée pour le classement du site du Golfe du Lion, et envoyée au ministre de l’époque. Le 6 janvier 2011 Yves Marchand constitue une association en vue du classement du Golfe du Lion et contre les éoliennes en mer. Dans l’assistance, Gilles D’Ettore, François Commeinhes (qui ne restent pas logtemps), quelques conseillers muniipaux et Philippe Sans ; le président de l’association des plaisanciers, Henry Dumas présente l la tribune les risques que font courir au Golfe du Lion les projets d’implantation d’éoliennes en mer. L’avenir de l’énergie éolienne n’est-il pas plus prometteur en mer, car éloigné des habitations ? La création de nouvelles sources d’énergie ne devrait-elle pas relever davantage de l’état de nécessité plus que d’un choix idéologique ?
Centre de contrôle et de gestion de Colombier dans l’Héraut :
Implanté depuis 2008 sur la zone d’activité de Colombiers près de Béziers, le centre de contrôle et de gestion du parc européen des centrales éoliennes et solaires d’EDF-Energie nouvelles est unique dans ce secteur. D’après le pilote du centre, Thierry Muller, ce centre emploie 130 personnes, avec l’utilisation de technologies en communication de pointe comme le haut débit et les satellites. Ils sont capable de mesurer le rendement d’installations très éloignés en temps réel, et permettre aussi de déclencher les interventions de maintenance pour les équipe de terrain, au plus près des centrales concernées (Allemagne, Espagne, Grèce, Italie, Royaume-Uni, ou Turquie), mais aussi en même temps les centrales régionales de Villesèque-Des-Corbières, Aumelas, Salles-Curan, pour les éoliennes, et Narbonne pour le solaire. D’après David Augeix, directeur du développement pour la région Sud, les emplois générés sont non délocalisables, de plus ils s’inscrivent dans la maintenance de haut niveau. Par ailleurs cet établissement assure la formation des agents. Cette formation est en Anglais, le centre étant européen. Ce développement industriel, avec beaucoup d’emplois non délocalisables créés, ne mérite-t-il pas que l’on considère d’abord la population des villes côtières ainsi que les économies locales avant les touristes qui ne viennent que quelques semaines sur nos plages ? L’Etat multiplierait les contrainte rallongeant les délais dont l’objectif affiché pour à 2020 est de 25 000 MW. Toujours selon David Augeix (Midi Libre), qui nous explique que pour sortir un dossier il faut environ 5 ans. Il nous apprend aussi que les services de l’Etat feraient des schémas régionaux rouges, et que N Kosciusko-Morizet aurait annoncé qu’elle donnerait des consignes aux Préfets de région pour revoir « cet esprit »… N’allons nous pas rater le train d’un grand développement technologique et économique alors que la Grande Bretagne a déjà atteint les 1 300MW, le Danemark 800MW et la France 0MW éolien offshore ? Le ministère du développement durable à publié le 21 janvier, une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). 74% des français seraient favorables à l’installation d’éoliennes en France, 97% au développement des énergies renouvelables en général, mais 67% d’entre eux considère toujours l’esthétique comme un frein, et 59% s’inquiètent des nuisances sonores. Rappelons qu’en ce qui concerne la filière photovoltaïque, cette énergie est sous le coup d’un moratoire de trois mois. Cela multiplie les interrogations sur les véritables ambitions environnementales du gouvernement ! Le moratoire sur le tarif indicatif avait permis de faire décoller la filière, que l’Etat tente de ralentir. Cela ne va-t-il pas faire perdre l’occasion d’une ré-industrialisation dans le secteur ? Les entreprises déjà existantes vont-elles survivre à ce moratoire ? Le gouvernement veut éviter une explosion des volumes similaires, problème qui s’est produit dans le secteur de l’énergie solaire. Pour cette raison l’Etat ne fixera pas de tarif de rachat pour l’éolien offshore, confiant aux industriels le soin de proposer dans leur projet le prix de revente de l’électricité à EDF. 13 centimes d’euro le KWh est le prix fixé actuellement par un arrêté ministériel, jugé insuffisant par le Syndicat des énergies renouvelables (SER). Pour exemple ce prix se situe en Allemagne entre 16 et 18 centimes d’euro le KWh. Les anti-éolien considèrent que cela va faire payer le consommateur. Pour la FED (Fédération Environnement durable) représentant 740 associations et collectifs opposés aux éoliennes, le subventionnement de l’énergie éolienne ne créerait aucun emploi en France. Ne devrions-nous pas diversifier les sources d’énergies renouvelables pour acquérir une indépendance énergétique ?
Midi libre- Gouv.fr – le point -le figaro- |
| Mise à jour le Lundi, 14 Février 2011 17:42 |
A voir

Animé par Joomla!. Designed by: Free Joomla Theme, web hosting. Valid XHTML and CSS.
Un pays uni, rien ne lui résiste.


Commentaires
S’abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.