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| Pour construire des rassemblements, il faut avoir l'esprit large |
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| Écrit par Christiane Dubau |
| Samedi, 14 Novembre 2009 20:24 |
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Un entretien accordé au quotidien Les Echos vendredi 13 novembre par Marielle de Sarnez. Les Echos : S'il a eu un retentissement médiatique, le mouvement initié cet été à Marseille n'a pas fait bouger les lignes jusqu'à présent. Pourquoi ? S'il s'agissait de rebâtir la « gauche plurielle », je n'en serais pas. Au contraire, le mouvement auquel j'ai décidé de participer consiste à faire réfléchir ensemble des courants d'opinion différents, qui s'assument comme tels, et qui veulent trouver des solutions ensemble. Et si nous avons choisi de commencer par l'école, ce n'est pas un hasard : c'est le coeur même de notre identité républicaine. Les Echos : Comment jugez-vous l'attitude de Martine Aubry, qui affirme « Si François Bayrou dit qu'il n'est plus de droite, je n'ai pas encore pu vérifier qu'il était à gauche », tout en étant elle-même alliée au Modem à Lille ? MDS :Je dis à Martine Aubry quelque chose de très simple : François Bayrou est au centre par toute son histoire et par ses convictions. Un centre en opposition profonde sur les valeurs avec le pouvoir actuel, ses méthodes et son inspiration. Un centre ouvert, déterminé à tout faire pour que des rassemblements nouveaux voient le jour. Parce que, être capables de dépasser les clivages habituels, c'est la condition même pour qu'un projet d'alternance puisse voir le jour. Vous voyez bien ce qui est en jeu : la création d'un bloc central et progressiste le plus large possible, en capacité demain de représenter une alternative crédible. Les Echos : La stratégie de la main tendue au PS et plus encore la présence de Robert Hue à vos côtés a fait grincer des dents au sein du Modem. Comment lever ces réticences ? MDS : Pour construire des rassemblements, il faut avoir l'esprit large. Tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans le pouvoir d'aujourd’hui ont le devoir de travailler ensemble. Ils doivent le faire en refusant toute forme d'exclusive. La peur de l'autre est toujours mauvaise conseillère. Même si c'est difficile, il faut accepter de se confronter avec ceux qui viennent d'autres horizons. Robert Hue s'est séparé de la direction du PC parce qu'il ne se reconnaissait plus dans sa fermeture. J'accepte que les gens puissent changer. Propos recueillis par Pierre-Alain Furbury
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| Mise à jour le Samedi, 14 Novembre 2009 21:30 |
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