Thursday 31st of May 2012

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Europe
Euro et Europe en danger, des solutions PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Nicole Bandelier   
Jeudi, 11 Août 2011 16:03

Robert Rochefort, vice-président du MoDem et député européen, et Stéphane Cossé, président du Mouvement Démocrate de Paris et économiste, ont publié lundi 25 juillet une tribune dans le journal Le Monde, où ils formulent trois propositions concrètes pour l'avenir de la zone euro.

à consulter sur le site national : www.mouvement.democrate.fr

Depuis longtemps, le Mouvement Démocrate avec François Bayrou souhaite une gouvernance politique au niveau de l'Europe ; il ne peut pas y avoir une solution économique valable si chaque Etat reste attaché à son indépendance puisque, de fait, celle-ci n'existe pas. L'Europe doit se penser comme une entité à part entière et non comme la juxtaposition de pays repliés sur eux-mêmes. Cela nécessite un gouvernerment européen et donc un Ministre européen des Finances et l'élaboration d'une véritable politique européenne en matière de développement économique, de fiscalité, etc. de ressources propres à la Communauté Européenne.

Mise à jour le Mardi, 16 Août 2011 14:42
 
L'Europe en crise PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Nicole Bandelier   
Lundi, 16 Mai 2011 10:11

La peur, l'incertitude face à l'avenir, laissent s'exprimer fortement les courants protectionnistes et populistes. L'Europe hésite. Tant que les pays n'auront pas fait le choix d'une Europe politique et se dotant d'une défense et d'une police communes, la valse hésitante demeurera avec les risques de mettre en cause les fondements même de cette belle aventure au travers de décisions factuelles qui vont à l'encontre du projet européen !

Marielle de Sarnez commente :

Lettre d’information nº20 – mai 2011

« L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble. Elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait ».

Ainsi s’exprimait Robert Schuman, ministre des affaires étrangères, le 9 mai 1950, dans le salon de l’Horloge du Quai d’Orsay, dans une déclaration qui sera considérée comme l’acte de naissance de l’Europe.

La « déclaration Schuman » plaçait ainsi, au cœur de son inspiration, cette belle et nécessaire idée de solidarité. Plus de soixante années ont passé. Il convient aujourd’hui de regarder, à l’aune des événements récents, ce qu’est devenu cette « solidarité de fait » qu’appelaient alors de leurs vœux Jean Monnet et Robert Schuman.

Et si l’on prend deux exemples emblématiques de la construction européenne, l’euro et l’espace Schengen, le moins que l’on puisse constater, c’est que l’on est encore bien loin du compte. Et sans doute même en train de régresser.

Sur l’Euro, d’abord. Il aura fallu des mois et des mois d’hésitations, de tergiversations, avant que l’Union européenne ne se décide enfin à intervenir. Et encore, faut-il le rappeler, le mécanisme choisi pour la Grèce se fonde essentiellement sur les États membres de la zone euro et laisse une place marginale à l’Union en liaison avec le FMI. D’autres longues semaines sont passées avant qu’un dispositif de « Facilité européenne de stabilité financière », d’abord temporaire, ne soit mis en place. Et l’idée, pourtant bien utile et nécessaire, d’euro obligation, que nous n’avons cessée de soutenir et de proposer, en particulier avec Guy Verhofstadt n’a toujours pas été reprise. Dois-je ajouter enfin que prêter 100 milliards d’euros à la Grèce, à un taux prohibitif, rend quasi impossible le rétablissement de ses finances publiques. La même question pourrait se poser pour l’Irlande, même si tout le monde convient que ces pays devront évidemment fournir leur propre effort pour tenter à terme de revenir à l’équilibre, effort dont la France ne sera d’ailleurs pas exonéré pour elle même. En tout état de cause, je ne suis pas sûre que dans la crise de l’Euro la « solidarité de fait » ait fonctionné comme elle aurait dû.

Sur l’espace Schengen ensuite, né d’un accord passé en 1985, dans une petite ville luxembourgeoise, dont la vocation était de créer une Europe sans frontières. Dans le vide sidéral de la Commission, deux coups de boutoir lui ont été portés. Le premier par la France, déclarant dès l’arrivée des premiers réfugiés tunisiens sur la petite île de Lampedusa, que la gestion de ces migrants relevait de la responsabilité unique de l’Italie. Alors que la question des flux migratoires, plus encore quand ils relèvent d’événements exceptionnels, doit à l’évidence relever d’une gestion commune et cohérente de l’Union européenne, et en particulier des États membres de l’espace Schengen. Pour mémoire je veux rappeler que le nombre de réfugiés arrivés à Lampedusa s’élève à environ 25 000. Chiffre somme toute raisonnable au regard des bouleversements considérables intervenus en Tunisie et en Libye. Réfugiés pour lesquels il aurait fallu que l’Europe mette au moins en place un accueil digne de ce nom. Et une stratégie, humaine mais réaliste, reposant sur un traitement au cas par cas. Je rappelle au passage que, dans la seule Tunisie, ce sont 300 000 réfugiés de Libye qui sont arrivés. Accueillis dignement par des Tunisiens dont pourtant la situation économique, politique et sociale, est très très loin d’être comparable à la nôtre.

Deuxième coup de boutoir enfin, le Danemark a décidé, unilatéralement, de fermer ses frontières, alors même qu’aucun « afflux massif de réfugiés » n’est annoncé en provenance des pays avec lesquels il a une frontière, c’est-à-dire l’Allemagne et la Suède. Cette décision, en infraction d’ailleurs avec le droit communautaire, a été prise par le Gouvernement en place, sous la pression de l’extrême droite, dont le pouvoir a besoin au Parlement. On le voit bien, la « solidarité de fait » n’a pas fonctionné, pas plus entre les États membres, qu’entre l’Union européenne et la Tunisie qui était en droit d’attendre de nous un peu plus de compréhension.

Un mot pour conclure et dire ceci, qui me parait évident : la prochaine élection présidentielle française devra être l’occasion de renouer avec un esprit de solidarité européenne qui n’aurait jamais dû déserter.

 

Mise à jour le Lundi, 16 Mai 2011 11:35
 
Corps Européen de Protection des Frontières de l’Union PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Albert   
Jeudi, 26 Novembre 2009 09:47

Le Traité de Lisbonne propose de donner un visage à l’Europe en créant un poste de président du Conseil et un ministre des Affaires Étrangères. Quand les chefs d'Etat décideront-ils d'aller plus loin et de constituer une Europe Politique et de Défense ?

 

(Un garde-frontière est une personne militaire ou policière chargée officiellement de la surveillance des frontières d'un pays. Il intervient notamment dans la lutte contre le terrorisme)

 

Aujourd’hui, pour des raisons historiques, patriotiques et culturelles, les frontières nationales sont gardées par des nationaux.

Les contrôles d’entrée de ressortissants hors union se font dans les aéroports et les ports par la police du pays d’arrivée.

 

La notion de frontières européennes est encore vague pour le citoyen moyen, et représente plus un espace ou l’on peut voyager sans changer de monnaie qu’une entité politique qui nous concerne tous.

Mutualiser les divers services de police ou de surveillance des frontières au service de l’Europe pour les raisons citées plus haut n’est pas envisagée pour l’instant.

 

Il est dommage qu’à l’heure où l’Europe devient un attrait pour beaucoup de personnes extra-européennes et où les risques d’attentat terroriste persistent, les « hautes instances » n’aient pas proposé de créer un corps européen de protection de l’Union Européenne, avec statut de fonctionnaire européen et détaché de tout lien national.

 

Contrairement aux forces armées nationales où le sentiment national est beaucoup plus enraciné pour des raisons évidentes, ce corps nouveau, détaché de tout lien historique voire patriotique, culturel ou affectif, n’ayant pas de passé, ni de fait d’armes à célébrer contre personne, serait, je pense, rapidement assimilable par les Européens.

 

Leur Patrie l’Europe, leur Drapeau le drapeau européen, leur Hymne l’Ode à la Joie.

 

Ce corps, appelons-le « Grades-frontières de l’Union », serait constitué exclusivement par des citoyens européens.

Mise à jour le Mercredi, 09 Décembre 2009 16:45
 



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