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Gérald LEWI, élu municipal de Moulès et Baucels et membre du Conseil Départemental MoDem Hérault, réagit sur l’article de Sylvie Goulard, députée européenne, responsable de l'Europe au sein du Shadow cabinet, et la sommation du secrétaire au Trésor américain aux pays de l'Union d'augmenter leurs Fonds de secours pour les États en difficulté, il s'agit pour elle d'une manière de "tirer la sonnette d'alarme".
Gérald LEWI :
J'ai lu avec intérêt l'article de Sylvie Goulard, du 7 octobre diffusé sur notre site du MoDem national. "La crise financière et le déni des Européens"
Oui, il y a des responsabilités passées et des actions à mener, dès maintenant. Mais, il y a le NON courageux, délicat et dangereux de la Slovaquie au plan de sauvetage des banques de l'Europe. Merci de ne pas dire au sauvetage des Etats !
http://www.lepoint.fr/monde/crise-de-la-dette-la-slovaquie-sous-pression-l-ue-se-penche-sur-les-banques-12-10-2011-1383563_24.php
Si la Slovaquie n'a pas votée comme tous les Etats de l'U.E ce mercredi 12 octobre, c'est peut être qu'ils sont plus attentifs aux mécanismes qui ont menés à cumuler autant de dettes souveraines envers des actionnaires, des spéculateurs : des personnes qui s'enrichissent un peu trop sur le dos au goût des citoyens.
Je renvoie donc le lien qui donne une explication plutôt véridique, sauf si quelqu'un peut me l'expliquer autrement, sur la conséquence du choix de Giscard d'Estaing en 1973.
Ce lien m'a été délivré par un de mes sympathisants MoDem sur le Canton de Ganges : L'origine de la dette publique.
http://www.youtube.com/watch?v=fIyPMzaK_Cc&feature=share
Ensuite, j'ai écouté Mr Chevenement, invité d'une émission de France Inter. Le sujet est économique.
Il explique le mécanisme de son gouvernement PS, en 1985 ou 1984, qui conduit au choix d'une limitation de l'inflation à moins de 2% par an et à la désindexation des revenues de l'inflation. Alors c'est simple! C'est aussi au profit des banques, des actionnaires et spéculateurs. Il poursuit ainsi. « Dans les années 70, les français ne se plaignent ni de l'inflation ni des dévaluations pourtant extraordinaires. Le pouvoir d'achat reste intact. Les actionnaires se plaignent de ne pas gagner assez, car le taux moyen de progression des actions est de 5% par an environ.
La solution idéale : mettre un coup de frein à l'inflation. »
Mr Chevenement indique alors qu'un choix de son maintien entre 3 et 4 % avec l'indexation des revenus a été proposé. Idéal pour les français, suffisant pour avoir une bonne croissance, mais insuffisant pour les banques. Alors le choix actuel, dont nous connaissons les travers, est fait uniquement dans l'intérêt des banques. Et Mr Chevennement précise que l'on nous fait croire qu'une inflation qui remonte au-dessus de 2% est au détriment des français. C'est faux dit-il. Ceux sont les banques qui y gagnent moins. Et cela réveillerait les français à réclamer la ré-indexation des revenus sur l'inflation. Trop risqué pour les gouvernements successifs !
Les conséquences négatives de ce choix de 1985 sont pour les français moyens et les français ouvriers, sans détour. Seul, le SMIC est augmenté, pas exactement indexé sur l'inflation, mais il progresse chaque année. Un mécanisme "coup de pouce" existe justement si elle dépasse les 2%.
Dans le secteur d'emploi étatique, pour ne pas stigmatiser les fonctionnaires à tord en les classant de privilégiés comme le fait ces jours-ci notre Président de la République, il y a une augmentation de la masse salariale, régulière par ancienneté, ou aussi en relation avec une augmentation des responsabilités liés à une réussite à des concours ou examens internes. Donc, il existe même pour eux une perte de salaire continuelle par rapport à l'inflation. Car il y a en plus des augmentations des produits de chauffage sans distinction. Ah oui ! Des niches fiscales qui profitent aux artisans au prix de très fortes dépenses de mise à niveau des équipements par les particuliers. Je m'inquiète aussi pour les petits propriétaires en copropriétés qui n'ont plus les moyens de payer les frais inhérents. Car il y a en plus les augmentations géantes à coup de 5% par an des taxes locatives et foncières pour renflouer les collectivités locales qui ont des décharges de compétence de l'Etat sans compensation financière. Donc l'Etat se décharge de l'augmentation d'impôts qui atteint, électorament parlant, directement les ministres et le parti politique en place. Sans parler des augmentations des complémentaires santés (la mienne à doubler en 6 ans, 70€ par mois par personne au lieu de 35€ en 2005, pour les mêmes prestations). Actuellement les assureurs prévoient pour 2012 une hausse de 4,7% ! Quand est-il de la perte de vue des règles de 1946 sur l'assurance maladie, une même protection pour tous ?
La faute aux laboratoires qui visualisent les français comme des consommateurs potentiels et non des personnes à guérir ?
Aux médicaments génériques avec des effets secondaires notoirement plus puissants ou nouveaux par rapport au médicament original et qui par conséquences ne sont pas aussi pris ? A l'Etat (sous couvert de l'AFSSAPS) qui décrète des déremboursement de médicaments, soit sûrement moins efficace que des nouveaux, mais sont-ils bien tous alors remplacés par un médicament moins cher ?
Ici, c'est en plus une perte de l'égalité devant les soins. Pourquoi ne pas faire une augmentation de la CSG qui aurait pu être faite sans l'élargissement de son assiette (élargissement voté en octobre) ou une augmentation du taux de prélèvement maladie sur salaire tout en gardant la même couverture pour tous comme l'esprit du choix du Général de Gaulle. Ainsi les complémentaires santés, hyper couteuse n'aurait pas lieu d'exister.
Nous assistons, à l'image des anglais et américaine, à une privatisation de la prise en charge des soins. Alors arrêtons vite cela ! Au final, quelle conséquence de ce choix Mitterrandien en 1985 : l'écrasement lent et progressif des salaires ? Et la disparition de la classe moyenne ? Pourquoi s'en émouvoir, c'est déjà fait en Grande-Bretagne. Gagner 3000€ par mois dans un foyer n'est plus une sinécure. Exemple concret :
Dans mon entreprise, avec un CA modulant entre 3,5 et 5 M€, les ingénieurs R&D ne sont pas tous cadres, et gagnent moins de 2000€ brut pour 39h00. Sur les indications de mon chef d'entreprise, Responsable, je devais passer à 1800€ brut en trois ans. J'ai accepté de démarrer à 1600€ brut, je suis depuis à moins de 1700€ brut sur 39h00, mais il n'a pas fait la progression à 1800€ brut en 2010. Depuis 20ans, je n'ai jamais été aussi mal payé. Par contre, j'ai commencé à percevoir la prime d'ancienneté, au seuil minimum préconisée par l'IUMM, 27€ par mois, soit 9€ d'augmentation par année d'ancienneté. C'en est risible ! Le plus ancien technicien, ayant démarré il y a 7 ans avec un bon écart avec le SMIC, comme moi, a été rattrapé par celui-ci. Et il n'est plus appelé Responsable SAV. Il a donc perdu plus de 20% de pouvoir d'achat sur la période.
Alors, pas de colère contre les Slovènes, nous en faisons trop pour les banques, et les spéculateurs qui nous coulent avec les intérêts de la dette.
Dernière information : ILS ONT VOTE OUI AUJOURD’HUI ! Sous la pression de l’U.E. !
Le gouvernement en place est déjà fragilisé depuis quelques semaines, des élections législatives anticipées se feront en 2012 ! Le néolibéralisme ne convient pas aux députés. Peuvent-ils en réchapper tout seul ?
http://www.lepoint.fr/monde/slovenie-le-gouvernement-de-centre-gauche-perd-un-vote-de-confiance-20-09-2011-1375597_24.php
Au final, le gouvernement a chuté, vraiment !
http://www.france-info.com/monde-europe-2011-10-13-la-slovaquie-debloque-finalement-l-aide-a-la-grece-568602-14-15.html
J'ai aussi transmis le raccourci d'information montrant aux USA les indignés qui protestent contre les banques dans les Etats, à Wall Street même ; sachez qu'ils sont réprimés avec une grande violence par la police et que ces informations sont masquées. Information diffusée par France Info. A suivre...
Les slovènes sont aussi des indignés, et ils ont tenté de s’opposer un soi-disant sauvetage des Etats au nom de leurs dettes souveraines catastrophiques.
Pour terminer, une solution, extrême en soit, mais réalisable si les Etats se coalisent : il faut simplement annuler les intérêts des dettes et interdire une quelconque prise d'intérêt sur les dettes souveraines, au profit d'actionnaires ou de spéculateurs. Cela passe par la séparation des banques de dépôts des banques spéculatives, projet cher à Jacques CHEMINADE depuis 1995. Pour l’avoir alors exprimé, il est écarté, comptes de campagne non validés.
Les banques spéculatives feront obligatoirement faillites, car elles ne pourront plus faire « joujou » avec l'argent qui a été détourné à hauteur de 90% de son rôle de soutien de l'activité réelle.
Oui, il faut que l'Europe fonctionne et aide, et Sylvie Goulard est excellente dans son discours, mais pas à n'importe quel prix ! Après avoir suivi la primaire socialiste et vu la Droite en action, saluons l’avenir avec le MoDem qui remettra l’Homme au centre de son propre intérêt.
Humanistement vôtre.
Cordialement , Gérald LEWI.
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