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| Résistons! |
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| Écrit par Christiane Dubau |
| Samedi, 21 Janvier 2012 16:02 |
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S’il y a un « Homme » politique (avec un grand H) qui n’a pas changé de cap, c’est bien François Bayrou, n’en déplaise à ceux qui depuis des années martèlent qu’il est seul, sans parti ni militants ! Dans le plus grand mépris !
AH ! OUI ! D’après plusieurs médias, étaient présent à Dunkerque ‘’beaucoup’’ de gens ‘’curieux’’ ! Noam Chomsky ! Vous pouvez facilement les retrouver sur Google ! Très instructif ! Extraits : …C’est un archipel de résistance, de conscience, de mauvaise volonté à plier, d’obstination civique. Des gens, de simples gens, comme nous sommes tous, qui veulent que les mots retrouvent du sens, qu’on les pèse, qu’ils soient équilibrés par leur poids de réalité. Le président de la république actuel a un plan. Il nous conduit là où la France a toujours refusé d’aller. Il le fait sans mandat, sans avoir exposé son intention, au contraire. Il le fait contre la volonté des Français, qui, pour beaucoup d’entre eux, éprouvent un sentiment de malaise, mais ont du mal à comprendre la réalité du projet qui est méthodiquement suivi. Y voir clair, comprendre où on nous mène, voilà l’urgence. L’entreprise politique qui se mettait en place à l’occasion de l’élection présidentielle de 2007 m’a très tôt inspiré de la méfiance. J’en voyais les excès, la forte détermination, les moyens extraordinaires qu’elle mobilisait. J’en distinguais les « valeurs », mot que j’utilisai pour dire où était mon désaccord avec le candidat qui allait être élu, et pour qui je ne voterais pas au deuxième tour. Mais il m’a fallu des mois pour conclure que les décisions que je combattais, les choix où l’on nous entraînait avaient leur place dans une stratégie d’ensemble. Et que c’était ce plan qu’il convenait d’abord de déchiffrer, ce qui n’est jamais facile, et ensuite de combattre. Je ne suis pas le seul dans la difficulté de ce dévoilement. Plus nombreux chaque jour, de tous milieux, des Français prennent conscience des atteintes si nombreuses à nos principes acceptées, ou voulues, par le pouvoir. Mais souvent ils se regardent incrédules et secouent la tête en se demandant s’ils ne rêvent pas... …Tous les centres de décision qui permettent à un pays, à une nation, à une économie de garantir la liberté des citoyens, leur information, leur créativité, leur égalité des chances et des droits, de se défendre contre l’arbitraire, sont peu à peu contrôlés. Et mis en cause aussi tous les chemins qui, dans une société démocratique, permettent à toutes les familles, d’où qu’elles viennent, quelle que soit leur situation, de croire ou de rêver que leurs enfants pourront jouer un rôle, peut-être le premier rôle, dans l’avenir de leur pays… …Pour moi, pour nous, pour tous, c’était une affaire entendue. Nous, France, étions une démocratie. Une démocratie perfectible, évidemment, insuffisante, à coup sûr, on l’avait suffisamment répété sous les derniers présidents, pas trop regardante, mais au total bonne fille, et que les alternances successives, cohabitation comprise, suffisaient à remettre d’aplomb quand elle en avait besoin, à intervalles réguliers. Et ses dérives si fréquentes, c’étaient esprit de clan et banales faiblesse humaine. Cette fois, ce n’est pas affaire de faiblesse : c’est autre chose, c’est une entreprise concertée, à la tête de laquelle est une personnalité qui n’aperçoit pas de limite à sa propre volonté de puissance, ni à l’intérieur de notre pays, ni à l’extérieur, puisqu’il en arrive à se trouver avec les leaders politiques de la planète, non pas en situation de partenariat, en situation d’émulation, mais en situation de rivalité médiatique et, pour tout dire, de jalousie… …Le pouvoir est un alcool trop fort : il entraîne souvent l’ivresse et très vite l’addiction ; pour l’acquérir, il faut consentir tant de sacrifices que la dépendance guette… …Les plus faibles s’enivrent sans retour des vapeurs de leur propre gloire. Mais après tout, les peuples ont l’habitude. Ils en ont beaucoup vu, des gouvernants qui titubent…Encore faut-il éviter, quand ils sont dans cet état, de leur confier le volant du car de transport scolaire. Mais dans le cas du pouvoir actuel, cela va beaucoup plus loin. Il a décidé d’abattre la maison. Dans une bouffée de puissance sans limite, dans la certitude de n’être pas vu, pas pris, il s’est mis en tête de conduire la France hors de son chemin, de la mener précisément là où depuis des décennies elle avait décidé de ne pas aller. D’une nation dont la vocation était de résister à l’ordre dominant du monde, du porte-drapeau des insoumis, il a décidé de faire un zélateur de l’alignement. Et je ne parle pas ici seulement de politique étrangère, de l’OTAN où il a été décidé de nous faire rentrer, de force, dans le rang, nous arrachant en place publique les insignes d’indépendance que nous portions avec fierté depuis que de Gaulle nous avait offert ce risque et cette chance. Je parle de tout le reste, de l’économie, de la justice, du social, de l’éducation… Nous n’avions pas vu que cette fois, on allait aligner les grands moyens. Un candidat habile, actif, entreprenant. Des milieux d’influence déterminés. Des intérêts de parti. Plus encore, des intérêts de classe. Et qui ne se trompaient pas1 sur leurs préférences. Un discours qui prenait le peuple par où, dans ces milieux, on s’imagine qu’il faut le prendre : par le bas. Par le bouc. Bouc émissaire, s’entend. Ceux qui ne se lèvent pas le matin, et ceux qui égorgent les moutons dans les baignoires, les fainéants de chômeurs, et les musulmans, et la racaille, firent l’essentiel de l’affaire, au nom du « travailler plus pour gagner plus » et de « l’identité nationale ». Mais l’essentiel était dans le soutien massif, organisé, de puissances médiatiques complices et conniventes… 1. Dans la circonscription nord du 16ème arrondissement, le 16ème nord, comme on dit en politique, réputée la plus riche de France, Nicolas Sarkozy a obtenu 68,9% des voix au premier tour ! |
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